De rien (moi aussi je peux faire des jeux de mots pourris !)

Merci c’est d’abord un « concept store » comme on appelle les magasins qui n’ont pas réussi à décider entre mobilier, fringues, arts de la table et autre quincaillerie.

Mais quand on y entre, on s’aperçoit que ce qu’il a de plus conceptuel c’est que les gens n’achètent rien !

Non, non, ils se contentent d’errer dans l’espace de 1500 m2 en imaginant où ils mettraient le canapé, s’ils garderaient cette lampe ou se débarrasseraient de tel assortiment de chaises.

Ca tripote les ustensiles de cuisine, ça enfile les manteaux à deux mille euros et ça soupèse les sacs sans même regarder l’étiquette.

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Et puis, surtout, ça prend des photos… Parce que la verrière est magnifique, que l’escalier en métal nous rappelle les issues de secours des immeubles New Yorkais, parce que la charpente apparente et peinte en blanc supporterait parfaitement une dizaine de hamacs mexicains, parce que si on devait inviter des potes pour la crémaillère, faudrait bien faire un plan de table…

Ah voilà que je suis gagnée par le virus moi aussi !

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Bref, Merci c’est beau et ça donne envie d’emménager.

Là où sont les clients en fait, c’est attablés au petit restaurant du sous-sol ou à la cantine en terrasse, ou encore au café librairie du rez-de-chaussée. Ca c’est juste pour la restauration made in Bernard et Marie-France Cohen (les parents, déjà fondateurs en 1975 de Bonpoint).

Grazie, la pizzeria qui jouxte Merci fait également salle pleine et appartient à Julien, l’un des fils du couple. Quant au snobissime Bonton (800 M2 de l’autre côté de la rue), c’est Thomas, l’autre fils qui en est à l’origine.

Mais ne nous arrêtons pas là, Julien est aussi à la tête (avec quelques copains) de la « trattoria » Les Cailloux (quel mot d’esprit !) à la Butte aux Cailles, de Pizza Chic et de l’Altro dans le 6ème sans compter le Lei dans le 7ème dont il s’est séparé. Le figaroscope l’avait déjà placé dans sa liste de « bobophages » en 2010…
Dans le genre « fils de », rien à envier à Thierry Costes !

Imaginez mon effroi lorsque j’ai vu, au 7 rue Froissart juste derrière Merci, un énooooooorme restaurant portant le nom de Beaucoup ! Je me suis dit qu’effectivement ça commençait à faire assez… Mais après renseignements, la famille Cohen n’a rien à voir là-dedans.

En fait, il s’agit d’un autre Julien (Fouin) et de son acolyte Ludovic (Dardenay) propriétaires de 3 autres établissements Parisiens : Glou, Jaja et Le Démon. Mais ça, c’est une autre histoire…

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