Que bonita eres… not!

Aaaaaah 1987… El Chato… et son immonde chanson dont toutes les radios nous ont rabattu les oreilles à longueur de journée !

Eh bien notre affaire n’a pas plus en commun avec El Chato qu’elle n’en a avec La Isla Bonita de Madonna sorti la même année (la musique en 87, c’était vraiment la quintessence du bon goût).

Enfin, si : la « bonita », mot auquel m’a immédiatement fait pensé le nom de ce poisson, cousin du thon et recommandé à plusieurs reprises la même semaine, comme le refrain d’un air dont on veut se débarrasser mais qui vous poursuit jusqu’à l’étal du poissonnier.

Plus d’un kilo dudit vertébré aquatique dans mon caddie de courses (caddie ? Qui a dit caddie ? Non, bien sûr que non, je ne possède pas un tel tue l’amour).

Que vais-je bien pouvoir faire avec ce nouveau joujou ?

Et pourquoi pas le détailler en dés pour en faire des brochettes en sauce teriyaki ? Comme j’ai des invités samedi, ce sera l’occasion de tester la recette et de préparer ce plat si le résultat est concluant !

Evidemment, l’idée ne me vient qu’une fois rentrée à la maison. Du coup, je n’ai demandé à l’expert que de la gratter/vider. C’est donc moi qui lui ôterai son pyjama et lèverai les filets. Après tout, ça doit pas être bien difficile si de simples amateurs le font dans Masterchef…

Bon, admettons que les « simples amateurs » n’aient jamais pris un cours de cuisine (puisque TF1 nous le certifie !), alors je tire mon chapeau au monteur qui accélère l’opération sans que le public s’en rende compte. Chez moi, point d’ellipse, il m’a bien fallu 30 minutes pour arriver à mes fins.

La réalisation de la sauce en revanche a pris 5 minutes montre en main mais il faut avoir les ingrédients à disposition et tout le monde n’a pas de saké ou de sauce mirin dans ses placards (la sauce soja, je considère que si).

Sauce teriyaki

Une fois mes dés de poisson couverts par la marinade, je les ai laissés une bonne heure au frais.

Ensuite, je les ai mis sur des piques à brochette et en ai trempé quelques unes dans des graines de sésame.

J’ai placé le tout dans la poêle et ai fait cuire dans un peu d’huile 3 minutes d’un côté et 3 minutes de l’autre.

Cela m’avait l’air tout à fait appétissant :

Bonite0

Bonite2

Et là, vous vous dites, oui ça a l’air pas mal. Pourquoi elle nous donne pas la recette plutôt que de nous faire la version longue ?

Parce qu’il faudrait que je vous déteste pour vous la refiler !!!!!

J’ai rarement mangé quelque chose d’aussi abjecte !

Honnêtement, je me suis forcée à en avaler le maximum pour ne pas jeter de la nourriture (jamais Ô grand jamais) mais j’étais prise de nausée tellement le goût de cet animal est prononcé. On aurait dit un mélange d’abats : du foie, des tripes et autres ravissements ce qui m’a juste donné envie de me passer la langue à la pierre-ponce !

J’aurais dû me douter, avec un nom pareil, que ce serait indigeste…

Conclusion, les amis, vous savez ce que vous ne mangerez pas samedi 🙂

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