Tissu délicat

Après Quadrille, Le derrière et Palais Royal, voici le 4ème film de Valérie Lemercier en tant que réalisatrice.
À voir la bande annonce, on croit à du 100% comédie. Eh bien on se trompe !

Largement moins potache et absurde que d’habitude (outre les extraits du teaser), le thème de la maternité est réellement traité.

Alors peut-être pas de façon conventionnelle : situations extrêmes, exploitation des clichés (la directrice d’agence de pub dans toute sa splendeur : superficielle et déconnectée de la réalité, la mère juive avec accent et folle de son fils) mais on cerne bien l’intention.

Ce que j’ai le plus apprécié c’est qu’il n’y a pas de jugement : le couple est loin d’être exclusif mais personne n’est blâmé. Ils s’aiment et se soutiennent.
Le personnage d’Aleksandra n’a pas tout à fait la fibre et là encore, on ne l’affuble pas de tous les noms, on ne l’accable pas, on lui laisse parcourir le chemin qu’il lui reste à faire.

À noter, un petit coup de mou après les trente premières minutes pendant lequel on se demande où on veut nous emmener puis le rythme reprend, changeant d’ambiance pour aller vers le tendre.

Peut-être pas le film du siècle mais 2 semaines après l’avoir vu, j’en garde un souvenir ému et chez moi c’est bon signe !

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