♩ ♬ Don’t dream it’s over ♪ ♫ ♩

La bande-annonce du film de Ben Stiller m’a séduite. Je ne le pensais pas capable de faire autre chose que The Cable Guy ou Zoolander. Quelle bonne surprise alors de constater que sa crise de la 50aine le menait vers des contrées plus escarpées !

Évidemment, ne souhaitant pas refroidir son public, il se devait d’introduire quelques touches d’humour au premier degré mais passons…

On se trouve face à un type à la vie toute étriquée et qui, pourtant, bosse pour un magazine au panorama élargi. Il fantasme sur une jolie collègue de bureau et se borne à travailler bien consciencieusement sur les négatifs de paysages époustouflants et d’animaux sauvages que lui envoie un reporter du bout du monde (Sean Penn, tout buriné).

C’est justement sur les traces d’un cliché égaré que Walter va se transcender et découvrir tout ce dont il a toujours rêvé.

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Chouette histoire, non ? On s’attend à ressentir toute l’exaltation du bonhomme, à vivre à travers lui des moments d’ultime liberté, à embrasser les grands espaces, à partager la naissance d’amitiés instantanées mais néanmoins profondes.

Mais ça ne fonctionne pas. On n’est pas embarqué, bouleversé, ébahi. Tout va très vite et reste superficiel. Même le changement qui est censé s’opérer dans la perception qu’a Mister Mitty de la vie et de ce qui est essentiel n’est pas évident. Sauf pour ceux qui s’en tiennent au fait qu’il passe du costume aux baskets… Wow, ça c’est de la psychologie, truc de dingue !!

Voilà voilà, désolée d’avoir prématurément gâché votre plaisir. Si vous voulez être dépaysé, prenez plutôt un billet d’avion !

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