Speed dating/slow eating

Lors d’un premier rendez-vous, on ne mange rien c’est bien connu. Sauf quand on a devant soi les gourmandises de chez Kintaro !

Attablés au comptoir de la petite cantine japonaise non loin de la rue Sainte Anne, je fais connaissance avec les choix culinaires de celui qui s’est proposé de me faire découvrir cet endroit.

Gyoza et shumai pour entrée, pas de quoi m’étonner (les raviolis d’Higuma prennent toute la place dans ma mémoire gustative). Ah mais tiens, la farce des premiers n’est pas habituelle ! Une dominante de citronnelle kidnappe mes papilles.

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Je me lance ensuite dans un katsudon. Pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont des tranches de porc panées puis cuites avec un œuf battu, le tout sur lit de riz.
Jolie surprise là aussi quant à la présentation : le serveur apporte ma commande dans un coffret à bijoux.

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Second effet kiss cool, la viande est tendre et goûteuse. Le katsudon, c’est souvent le plat casse-gueule, une vague omelette avec de minuscule miettes de chair sans texture.
Bon point pour les paillettes de nori parsemées sur le dessus qui ajoutent une touche iodée.

Je goûte également à la sublime labo mabo ramen de mon partenaire. À l’aveugle, je dirais qu’elle est composée d’un bouillon très poivré et de tofu soyeux mais n’ayant osé abuser de la proposition et n’ayant pas trouvé la recette via mon ami Google, tout ce que je peux dire c’est que j’ai beaucoup aimé. Désolée, pas de photo du bol fumant, il faudra vous y rendre pour juger par vous-mêmes.

Aaaaah je n’ai pas pu m’en empêcher, il a fallu que je retourne chez Kintaro ! J’étais obsédée par la saveur de cette mabo (et non labo) ramen. Après enquête, il y a aussi aussi du porc haché dans la recette, qui délaye son suc dans le bouillon. A la dégustation, le tofu se dérobe sous les baguettes et fond littéralement sur la langue. La viande est tout aussi délicieuse et s’accommode très bien de la ciboulette chinoise généreusement parsemée sur le dessus. Malgré la dimension pantagruélique du bol, je suis parvenue à terminer toutes les nouilles et à boire le nectar jusqu’à la dernière goutte !

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J’ai également profité de la visite pour goûter le Yakiniku Don et le Gyu niku udon. Pour les connaisseurs le premier est un plat à base de riz sur lequel on dépose des lamelles de boeuf et d’oignons grillés revenus dans une sauce faite de soja, sake, mirin, sucre et sésame. Clin d’oeil à un addict qui se reconnaîtra, cours essayer celui-ci qui est complètement différent de ceux que tu connais déjà…

Le Gyu niku udon part d’une base similaire : boeuf émincé sucré/salé au mirin et soja plongé dans un bouillon (dashi ?) et surmontant des nouilles au blé (contrairement au soba, fabriquée avec de la farine de sarrasin). 

Gyu niku udon

Gyu niku udon

Encore une fois, chapeau bas pour le consommé ultra aromatique et la cuisson parfaite de la chair !

Comment de fois devrais-je encore retourner user les bancs de cette cantine pour ne plus en rêver la nuit ?!

Pour y aller :

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