Long Duk Dong ;o)

Si vous n’avez jamais vu 16 bougie pour Sam de John Hugues (titre original : 16 candles, un classique des années 80) , vous ne comprendrez pas ce qui m’a fait sourire en entendant le nom du restaurant dont je vais vous parler. Pour ceux qui l’ont vu, un petit coup de nostalgie :

Une fringale de samedi après-midi a mené nos pas vers le quartier où l’on mange à toute heure : Belleville.
Grignoter des brioches chinoises debout dans la rue ? Pas cette fois. S’attabler au Rouleau de printemps, rue de Tourtille ? Non plus… Mais quoi alors ?
Ah, il paraît que Dong Huong c’est bon ? Essayons donc !

Une fois passé le sas (oui, ils gardent leurs recettes aussi précieusement que des bijoux Cartier), on vient vite nous accueillir pour demander le nombre de personnes à asseoir. Les deux salles sont quasi pleines mais nous avons la chance de n’être que 2.

La carte déborde de plats. Je ne sais que choisir mais un bon bo bun ne peut pas me faire de mal. En entrée, nous partagerons une assiette de raviolis vietnamiens. Je boirai de l’eau et siroterai quelques gorgées du « 3 couleurs » de mon accompagnateur (en me demandant bien de quoi il s’agit).
Comme dans toutes les cantines du coin, nous sommes servis prestement.

Tout arrive en même temps et, comme d’habitude, je ne sais où donner de la tête. Je suis pourtant au courant qu’en Asie on pioche dans tout sans se soucier d’un quelconque ordre… Mais les habitudes ont la vie dure et je ne parviens pas à attaquer mon bo bun sans avoir repu mes papilles de la pâte de riz farcie de viande de porc sautée, de jambon chinois, d’oignons verts et de coriandre.
C’est un tout petit peu trop gras mais rien de méchant.

Raviolis viet

Quand je m’attaque enfin au plat de résistance, j’apprécie la tendreté du bœuf et le croustillant des nems qui, cependant, manquent un peu de goût. J’aurais également voulu davantage d’oignons pour agrémenter les vermicelles de riz.
Me vient encore le souvenir ému de la grande époque du Cambodge, avenue richerand, où je me délectais des bo buns concoctés par mamie Damrong en cuisine…

photo 1

Mon binôme a commandé la même chose que moi mais à l’échine de porc. Quelle drôle d’idée me suis-je dit au moment où il le faisait. Quel gros regret de ne pas l’avoir imité maintenant que j’ai goûté ! La viande est délicieusement moelleuse. Son côté braisé modifie toute la saveur du plat.

Quant au 3 couleurs, c’est un grand verre de lait de coco agrémenté de graines de soja, de châtaignes d’eau et de tapioca (et de plein de colorants).
Au Vietnam, il est considéré autant comme une boisson que comme un dessert.

photo 2

C’est passablement écœurant mais ça me rappelle les découvertes du 7/11 en Thaïlande, où l’on croque dans un joli gâteau le matin en pensant qu’il va être fourré au chocolat ou à la custard et qu’on se retrouve avec du porc au chou dans la bouche !

Personnellement, j’ai aimé le lieu sans artifices, agité mais finalement pas si bruyant et son ambiance familiale.

Allez, je vous laisse trouver l’adresse de Dong Huong. Vous mesurerez ainsi votre motivation !

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