A lyncher !

Depuis le 15 Janvier 2014, la Maison Européenne de la Photo accueille l’exposition d’un certain collectionneur de mouches mortes et de chewing gums mâchés : l’éternellement bien coiffé David Lynch.

J’attendais un mercredi soir pour m’y rendre (étant donné qu’après 17h30, l’entrée de la MEP est gratos). Sauf que le mercredi, c’est Taï chi ! Heureusement pour moi, le rythme des cours est calqué sur le calendrier scolaire… Et là, ce sont les vacances de février.

Hier donc, je me suis pointée à Saint Paul, casque sur les oreilles avec du Janis Joplin dedans pour faire une chouette BO. Je n’étais apparemment pas la seule fan de Dune et de Blue Velvet ! Encore que les gens dans la file avaient plutôt l’air d’être nés à la sortie de Lost highway… 1/2h d’attente plus tard, je pénètre à l’intérieur et me dirige directement vers le 3ème étage en espérant que les clichés seront suffisamment grands pour être admirés à 50 !

La foule est dense dans les escaliers mais ô surprise il n’y a pas un chat devant le texte d’introduction. Tant mieux pour moi, je lis tranquillement ce que Monsieur mystère à voulu exprimer avec son thème : Small stories. Mais dans la salle non plus, il n’y a pas âme qui vive…

Je me poste devant le premier cadre… Ah oui d’accord ! Un montage bâclé aux énormes pixels représentant une fenêtre avec vue sur une prétendue tête. Deuxième photo, pas mieux : une autre fenêtre donnant sur un flingue, toujours en noir et blanc, toujours cracra en termes de traitement d’image. 

photo 2

La troisième confirme les faits : rien ne se passe, je suis totalement hermétique. Et plus j’en vois, plus je comprends la désertion des visiteurs. Je ne fais que hausser les sourcils, incrédule. Je m’acharne à jeter un œil dans la seconde salle mais même Janis s’exclame « bye bye baby » !

photo 3-1

Je suis son conseil après avoir remarqué l’effort de personnalisation de la galerie (les murs ont été peints dans le fameux rouge du rideau de Twin Peaks). 

Je veux bien qu’on s’amuse à balader le spectateur dans ses films ou qu’on profite de son nom pour monter un bar branchouille à Paris mais, mon cher David, il va peut-être falloir arrêter de nous prendre pour des cons sous peine que vos enthousiastes supporters vous délaissent pour de bon ! 

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