Glagla monkey

Drôle d’affiche pour cette pièce au théâtre de Paris : Eddy Mitchell et Fred Testot. Un duo atypique pour reprendre les rôles de Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo dans le film sorti en 62.

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Deux alcooliques, repenti mais nostalgique pour l’un, en activité pour l’autre, se rencontrent dans l’après-guerre. Fruit (raisin) du hasard ? Pas tant que ça quand on voit ce qu’ils s’apportent mutuellement. Une filiation par l’ivresse, une même détresse à soigner.

Certes les références ne sont pas très actuelles et ne font pas forcément écho si, comme moi, vous êtes une bille en histoire. Je n’en ai toutefois pas perdu le fil des aventures de nos anti-héros.

Les décors, simples, permettent de se projeter dans la petite station balnéaire normande comme dans n’importe quel village de province.

Pas de rimes ou de tirades à rallonge (on est pas dans du classique) mais une certaine densité de texte qui me fait dire que ce ne sera sans doute pas le dernier rôle de Fred Testot (quasiment toujours en scène).
Pour une première, je l’ai trouvé très naturel, à sa place.

Quant à Eddy Mitchell, il m’a bluffée ! Je n’avais pas vu Le temps des cerises, sa première prestation sur les planches face à Cécile de France en 2008.
Mais je ne m’attendais pas à passer outre son visage, sa démarche, sa banane (ah non, ça il ne l’a plus depuis 30 ans) pour voir apparaître les traits d’Albert Quentin, tenancier du petit hôtel-restaurant de Tigreville.
Et pourtant, sa célébrité s’efface sans problème, peu de temps après le lever de rideau.

En somme, et comme dirait mon ami P. (non pas celui qui me prête sa plume pour écrire un mot), on passe un bon moment !

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