C’est bio la vie !

Que se passe t-il donc dans la tête/vie de Darren Aronofsky ? D’abord proche de Lynch, ou de Cronenberg voire de Terry Gilliam avec son premier film Pi, puis complètement déluré et hallucinatoire avec Requiem for a Dream, le voilà qui tourne à la Terrence Mallik version Tree of Life avec The Fountain et Noé

Dans ce dernier, il nous balance sa toxico préférée (Jenifer Connely) en duo avec Russell Crowe (ce n’est pas le premier à les imaginer ensemble : A Beautiful Mind) en descendants d’Adam et Ève au milieu des barbares qui ont industrialisé le monde et souillé la nature.

Eux, en pionniers du bio, apprennent à leurs enfants à ne prélever que le strict nécessaire et ne pas manger les animaux. Ils font copain-copain avec les pierres et soignent les blessures carabinées avec des onguents.

Que les fans d’action ne se rongent pas les sangs, tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Parce que le Noé, il a beau être missionné par Dieu le Père, il a comme la gâchette facile (enfin, le poignard ou le caillou mais bon… vous voyez le tableau) ! Ben oui, ils lui ont pas mis des muscles pour lui faire jouer les lopettes !

Ses gosses en revanche, c’est pas la même histoire. Placés devant des choix cornéliens (on sauve quoi ? Une grenouille ou un hibou ?), les 2 garçons dont un bien metrosexuel pour l’époque, ont du mal à trouver leurs burnes. La mère se débrouille comme elle peut et Hermione a encore droit à un petit tour de magie de derrière les fagots (ou plutôt fougères mais vous comprendrez en le voyant).

Bon alors là je déconne, je me gausse et je raille mais en fait j’ai bien aimé le film.
La première partie m’a rappelé le Seigneur des anneaux (les paysages et la quête tout au moins) et un brin l’histoire sans fin (le golem/les géants). J’ai trouvé la seconde, sur l’arche, un peu plus fastidieuse; le huis clos sans doute… Mais le tout est plutôt convaincant.

Loin d’être experte en religion, je ne saurais dire quels petits (ou gros) arrangements Aronofsky a apporté au bouquin. Quoi qu’il en soit, le récit reste digeste et on ne se perd pas dans les personnages façon Game of Thrones. À croire que l’auteur originel avait bien construit son univers !

Enfin tout ça pour dire que Noé vaut le détour par un cinéma avec grand grand écran et bon sound system.

NOE-affiche-teaser

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