Le promeneur d’oiseau

PROMENEUR+D'OISEAU

Aaaaaah que j’aime les bonnes surprises ! Rien ni personne n’avait annoncé la sortie de ce petit bijou : aucune promo, pas une bande-annonce. C’est en farfouillant sur les sorties d’allociné que je l’ai découvert. Et comme j’ai un gros à priori positif pour les films asiatiques, et comme j’étais en manque depuis le Kore-Eda, je me suis jetée dessus telle la misère sur le monde.

En visionnant le teaser, je suis tombée en pâmoison devant l’image, impatiente à la perspective du voyage initiatique pour l’enfant et ultime pour le vieil homme.
Le soir même, tous mes espoirs se sont confirmés et bien davantage.

Pour la première fois, je voyais à l’écran la nouvelle upper class chinoise. Si ce n’est la langue, on se serait cru au Japon : placement de produits illimité pour Apple, appartement luxueux et épuré, vêtements impeccables, manières délicates…

Un couple surbooké avec des jobs glamour qui renvoie l’image d’un bonheur parfait et qui élève une petite peste pourrie gâtée, confie par nécessité la petite au grand-père paternel.
Celle-ci de retrouve embringuée malgré elle dans un road trip chaotique et merveilleux que certains trouveront moralisateur.

Moi j’ai adoré cet aïeul qui n’a pas l’air de savoir ce qu’il fait et pourtant fait tout ce qu’il faut. Par procuration, j’ai traversé la forêt, dormi dans une grotte, rencontré un guérisseur, grimpé dans un arbre millénaire, (re)découvert la campagne chinoise et ressenti la joie simple des moments suspendus.
J’ai incliné la tête, attendrie ou amusée par des gestes qui n’ont pas de signification dans notre culture mais prennent tout leur sens en Asie.

Enfin, j’ai aimé la pirouette de fin dont je ne vous parlerai pas, bien entendu, mais sur laquelle j’aimerais beaucoup avoir votre retour quand vous serez allés voir ce très très très joli film.

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