Une lampe, 3 souhaits, du tonnerre !

Pourquoi étais-je persuadée que l’Eclair de génie était un concept féminin ? Le côté monomaniaque sans doute… Non seulement, j’avais zappé Christophe Adam (Crillon, Fauchon) le vrai créateur, mais en plus je voyais son échoppe rue du Pas de la Mule…

2 ans après l’ouverture de son « concept store » et sur l’impulsion d’une fan absolue de pâtisserie, je pousse la porte de la boutique, effectivement dans le Marais, mais pas du tout là où je croyais. Dommage que ce soit après un brunch hyper copieux chez Schwartz…!

À l’intérieur on ne peut pas dire qu’il y ait foule, tout juste quelques japonais. Je suis immédiatement choquée par l’absence de déco et l’éclairage au néon. Minimaliste je veux bien mais clinique, ça ne donne pas envie d’y rester. Remarquez, c’est peut-être le but de la manœuvre : que les gens ne stationnent pas trop longtemps !

La banque est remplie de gâteaux bien alignés et tout aussi bien colorés.

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C’est celui qui est déguisé en sandwich baguette qui me saute aux yeux. C’est plutôt rigolo mais comme il est le seul, ça fait un peu hors sujet.

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Nous choisissons un « mix noisettes » et un « caramel beurre salé ». Vu la taille, il en faut bien deux ! 6€ l’unité, c’est quand même cher payé pour du riquiqui mais c’est E. qui régale alors je ne vais pas (re)tourner le couteau. En fait, nous n’y toucherons pas jusqu’au lendemain. Ils vont passer la nuit au frigo ce qui fera crier au scandale les plus fervents d’entre vous mais c’est ce que nous avons choisi de faire pour les apprécier. E. (qui fait elle-même de sacrés cupcakes) m’assure que la pâte à chou n’en pâtira pas et que la crème ne craint rien.

Le jour suivant donc, nous ouvrons la boîte avec curiosité. Les spécimens sont partagés en tiers égaux car nous serons 3 à goûter. 
J’attaque par celui qui à priori me plait le moins : caramel. Je ne sais  comment ils auraient été la veille mais je peux vous dire que le chou semble n’avoir ni ramolli ni durci. Il oppose la juste résistance avant de céder sous la quenotte pour nous permettre de savourer l’appareil dont il est garni.

Ce dernier est moelleux. J’apprécie l’utilisation du mascarpone, plus léger qu’une crème pâtissière. Le sel, pas trop affirmé, contrebalance l’écœurement que je ressens d’habitude à l’excès de sucre. En même temps, la bouchée a la taille d’une phalange…

Le second a un drôle de look avec son effet mie de pain sur le dessus.

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A la dégustation, si je n’avais pas lu qu’il s’agissait d’une mousse, je n’aurais pas fait la différence. En revanche, j’adore son goût bien prononcé et le croquant des noisettes entières dont on a pas été avare. 
Miam, celui-là, je me le serais bien bouloté toute seule !

J’attends le verdict de la pro du gâteau qui mâche le regard perdu dans le vide, totalement focalisée sur ses sensations gustatives. 
Un « ah ouais ! » sort de sa bouche, assorti d’un hochement de tête. Le « rooooh c’est bon » confirme ce que j’avais perçu : elle est conquise. 
Le troisième comparse partage rapidement notre avis.

Tout le monde est d’accord : sans parler de coup de foudre ou d’illumination, il n’y a tout de même pas débat quant au talent d’Adam.

L’éclair de génie
14 rue Pavée
75004 Paris
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