C’est ça casse-toi !

Il y a déjà plusieurs mois qu’on m’a signalé l’arrivée d’un nouveau venu sur le marché parisien du food truck. Après les burgers, pizzas, tex mex, et autres fish and chips, voici que le parking du Mk2 bibliothèque se prend pour Khao San Road ! 
Enfin ça c’est en théorie…

Au même endroit quelques années plus tôt, j’avais testé le fameux Camion qui fume dont j’avais trouvé les frites molles, le sandwich sec et le prix rédhibitoire (non sérieux, une barre chocolatée en guise de dessert dans un menu à près de 15€ ?!)
Cette fois, je ne suis pas d’humeur à être déçue, d’autant que le dernier Cronenberg s’est déjà chargé de la tâche. 

Thaï la route commence par un tarif plus raisonnable avec entrée + plat à 12,50€.

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Je prends une soupe et un pad thaï. Mes compagnons goûteront les nems et le bœuf sauté au gingembre. 
Je remarque que les 2 desserts sont plutôt authentiques : riz gluant à la mangue et tapioca au lait de coco. 

La forme sous laquelle les plats arrivent me plait : le packaging est soigné et m’a tout l’air d’être recyclable (carton). Très mignons les nems dans leur petit cornet ! Vous n’en verrez que 2 sur la photo mais ils sont au nombre de 3.

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Ma Tom kha kai (soupe au poulet, citronnelle et lait de coco) a une dimension suffisante pour une entrée. Dommage qu’elle ne soit pas servie avec une cuillère. Certains (dont je ne fais pas partie) pourrait ne pas apprécier de la boire au verre… La texture est veloutée, pas trop aqueuse. J’avais peur qu’ils tombent dans l’écueil courant de la surdissolution. Le poulet en revanche fait un peu fake, du genre trop mou pour être honnête. Les tomates cerises sont les bienvenues, les champignons (certes de Paris) ne modifient pas le goût original et les feuilles de coriandre ne sont pas en reste. 

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Dans l’ensemble et malgré un petit arrière goût de lyophilisé (le contenant ?), je trouve que c’est pas mal.
Un bon présage pour la suite.

J’attaque mon plat de résistance…

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Et voilà, j’ai monté trop vite la côte de l’espoir et je me retrouve les quatre fers en l’air en bas du chemin, ma robe sur la tête, les genoux écorchés et surtout les papilles en détresse.
C’est faaaaaaaaaaade !!! Mais enfin c’est quand même pas possible d’avoir tous les ingrédients dont des crevettes en veux-tu en voilà, du citron vert et de ne pas arriver à reproduire le plat que la moindre ménagère vous concocte sur un trottoir de Bangkok ! 

Les crevettes sont à peine cuites ce qui leur confère une densité et un croquant à la limite du réglementaire. Les nouilles ne sont pas de riz mais de blé : on dirait des tagliatelles. Les oignons grillés sont bons mais ils n’ont rien à faire dans un pad thaï. Bref, c’est n’importe quoi !

Je peste à voix haute alors que du côté de P. les nems ont l’air convenables. Mais il a grand faim donc ce n’est pas significatif.

Il paraît que le bœuf est très correct. Je veux bien croire mes amis sur parole surtout qu’ils sont coutumiers du pays des sourires.
Aurais-je donc fait le mauvais choix ?

Je ne m’attendais pas à un festin mais je m’étais dit que si un restau ne parvenait pas à égaler la cuisine de rue, un camion le pourrait peut-être ! Que nenni, je désespère, allons boire des bières (pour oublier). 

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