Des jupes et des meufs

Lundi. Férié. Orage. Ciné. 
Un film de filles qui cachent quelque chose sous leurs jupes. Gros gros casting : Isabelle Adjani, Vanessa Paradis, Sylvie Testud, Geraldine Nakache, Marina Hands, Severine Ferrier, Laetitia Casta, 2 Alices (Taglioni et Belaïdi) et 2 Audreys (Fleurot et la réalisatrice elle-même, Dana).

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Mais pas facile de convaincre un homme de m’y accompagner vu le pitch. Je remercie donc la carte UGC pour l’argument qui fait mouche : « de toute façon, tu payes pas ! »
Clairement, le démarrage n’est pas celui de « Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu » : arrivés 5mn avant le début de la séance, il reste 150 places !

Quelques mâles courageux se sont aventurés tout seuls dans la grande salle de la Défense.
Ils ne doivent pas être déçus de la scène d’ouverture qui vous met tout de suite dans le bain !

Ce sera une comédie tendance trash/réaliste. Sans en dévoiler le contenu, disons qu’il vaut mieux ne pas avoir pris de pop corn…

Après ça tout s’enchaîne. Du gag, du dialogue percutant, des situations cocasses qui permettent de comprendre progressivement les liens entre 11 femmes dont les destins se frôlent, se tissent ou s’entrechoquent.C’est bien joué, chacune dans leur registre habituel sauf pour Marina Hands qui fait très bien la nunuche, et Alice Taglioni troublante, gorgeous & tempting, presque à contre emploi.

Quelque chose m’étonne cependant : loin d’être magnifiées comme dans un François Ozon, toutes ces actrices – dont l’ego ne doit pas être des moindres – se montrent sous leur jour le plus sombre.

Vanessa Paradis est plus maigre que jamais, son visage d’une dureté inouïe et pourtant, pas une lumière, pas un voile ne vient compenser les angles. 
J’ai bien compris que c’était voulu et qu’elle s’adoucit au fil du film mais wow ça fait quand même très mal !

Ne parlons pas d’Isabelle Adjani dont la vue m’a glacée d’effroi tant elle est défigurée au dernier degré par la chirurgie inesthétique. Quel gâchis ! Et quelle pression elle a du ressentir pour se mettre dans un état pareil avant 60 ans !

Ni Laetitia ni même Pascal Elbé n’y échappent ! Les gros plans capturent les rides, les cheveux blancs, les dents tordues, la couperose et j’en passe.

Hormis ce détail qui n’aura peut-être marqué que ma petite personne, j’ai retrouvé un peu de moi dans chacun des personnages. Égoïsme, luxure, ambition, naïveté, peur, lâcheté, paranoïa mais aussi honnêteté, empathie, aplomb, résilience, générosité, fraternité… Il n’y a bien que l’hystérie dans laquelle je ne me sois pas reconnue.

Quelques scènettes manquant de liant pourrait porter le spectateur à croire qu’il ne s’agit que de tranches de vie mais le fond est plus soigné que ça… Comment les femmes vivent-elles les différentes phases de leur existence, comment acceptent-elles de quitter l’enfance, de devenir épouse puis mère, puis grand-mère à leur tour ? Qu’est-ce qui leur importe ? Qu’est-ce qu’on leur impose ? Et quelles interactions sont essentielles à leur bonheur ?

Enfin voilà, on rit autant qu’on réfléchit. J’ai aimé.

Et vous ?

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