On a mangé Do(kke)bi sans avoir Mal(e)foy*

Pour dîner rapidement avant un match en ces temps de Coupe du Monde, quelles sont les options ?
1) le sandwich (de boulangerie, du MacDo ou fait par nos soins avec les restes du frigo)
2) la brasserie (plus dégueulasses les unes que les autres, tartare ou mesclun du sachet, génial !)
3) consulter cecj2 (http://cecj2.wordpress.com) pour trouver un bon restau autre que ceux qu’on squatte déjà.

Et ce sera un nouveau Coréen répondant au doux nom de Dokkebi. Repérage ayant déjà été fait d’un bar à écran géant où rejoindre les copains, ce sera – roulement de tambour – quartier Saint Anne !!!

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Dokkebi donc, petite salle, portes grandes ouvertes (il fait beau), joli menu plein de choix possibles.
J’ai envie d’essayer les nouilles de patate douce aux légumes mais elles ne figurent plus sur la carte. Nous suivons la deuxième recommandation de l’expert et commandons le bulgogi de porc.

Le serveur, très attentionné insiste à plusieurs reprises pour savoir si nous souhaitons la sauce soja ou piquante. Quand nous lui demandons à quel point la sauce est « piquante », il répond que pour lui, ça va. Ben ça nous éclaire pas beaucoup ! La langue encore anesthésiée par le simple souvenir du ragoût de bœuf et des calamars de JanTchi, nous optons pour… une nouvelle suée 🙂 

Histoire de comparer avec celle des Pâtes Vivantes, nous partagerons également une salade de méduse.  Et en réalité, elles sont incomparables car préparées complètement différemment.

Dokkebi

La façon dont l’animal a été détaillé tout d’abord. Ici en longues tagliatelles d’un micron d’épaisseur contre des vermicelles chez Les pâtes vivantes. En conséquence, une texture moins croquante, un peu plus visqueuse pour Dokkebi. En revanche, accompagnement et assaisonnement sont plutôt sympa : bâtonnets de pomme granny acidulés, de concombre et de carotte. Le tout parsemé d’huile et de graines de sésame. Miam !

Le bulgogi arrive avec sa farandole de petits ramequins : wakame, pomme de terre, haricots verts et kimchi ainsi qu’un bol de riz blanc.

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Ici c’est la garniture qui pêche. Assez peu goûteuse et pas de première fraîcheur, dommage car le plat principal, lui, est convaincant. La viande est tranchée super finement. Elle est tendre et sa saveur subtile. Finalement, c’est à peine pimenté. Au fond du plat en fonte ont sédimenté les sucs. J’y trempe tout ce que je trouve y compris mes baguettes quand il ne reste plus rien.

L’addition reste raisonnable (autour de 40€ pour 2 sans boissons). Plutôt une bonne adresse donc même si nous gardons une sérieuse préférence pour JanTchi…

*Dobby : l’elfe des Malefoy dans Harry Potter. Je sais, ça ne fait rire que moi !

Dokkebi
33 rue des petits champs
75001 Paris
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