Puisqu’on Woody que c’est bien !

Nombreux sont les films ces temps-ci à s’étaler sur 2h30-3h. Mais on a pas forcément envie de passer tout l’après-midi enfermé dans un cinéma ou de rentrer chez soi à 1h du mat après une longue journée de boulot. C’est ainsi que je suis allée voir « Magic in the moonlight ».

Magic in the moonlight

Années 30, pas un souci à l’horizon, les premières joies de l’entertainment se manifestent par l’engouement général pour les spectacles de prestidigitation.

Ça tombe bien, c’est ce que propose Colin Firth-Wei Ling Soo alias Stanley Crawford qui a fait de l’exotisme une machine à duper en même temps qu’une pompe à fric. Oui mais voilà qu’un beau jour, un ami lui annonce qu’une jeune femme se prétendant médium extorque une grande famille en lui prédisant l’avenir et en communiquant avec ses morts.

L’hôpital se foutant carrément de la charité, Stanley Wei Firth va emprunter une énième identité pour aller démasquer l’impostrice sans se faire démasquer lui-même.
Ça va, vous suivez ?

Dans une ambiance tranquille et baignée par la lumière dorée de Darius Khondji, on se prête volontiers au ping pong de dialogues du bon Woody.

Entre le cynique anglais et la jeune américaine pas fute-fute s’échangent des piques moins Alleniennes que d’habitude voire quasi Downtoniennes (pour ceux qui connaissent la série de Julian Fellowes).
Tout aussi pessimiste mais nettement moins hystero qu’à l’accoutumée, le personnage principal perd ses certitudes au profit de sentiments.

Colin Firth est très bon en megalo inébranlable. Son visage impassible sert bien les rouages du scénario et on a une bonne envie de lui mettre des claques.

La petite Emma Stone tient également bien son rôle mais quel enfer de la voir presque toutes les scènes en gros plan ! Non mais franchement cette quoi cette tête de carlin ?!

Emma Stone3 Emma Stone2pug

Des yeux qui sortent des orbites (my precious), un nez réduit à la palette graphique, un menton inexistant et des dents absolument énormes (en même temps, vu la taille de la mâchoire, on ne pouvait en mettre que 16 alors on les a faites bien larges).

Emma Stone

– Gollum, would you marry me? – Yes, my precious Stone!

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Emma vient de se voir dans un miroir

Emma Stone 4

Sérieux, elle fait flipper, non ?!

Comment peut-on imaginer qui que ce soit (même un homme-araignée) tomber amoureux de ce visage complètement disproportionné ?!

Cette répulsion mise à part et même transposé à une autre époque, Woody nous parle à nouveau de couples que 30 ans séparent. Combien de films va-t-il encore lui falloir pour nous convaincre du bien-fondé de sa relation avec sa fille adoptive ?
Ce n’est pas comme si on ne connaissait pas ces tendances (Manhattan, whatever works)…

Ceci-dit, en tendant l’oreille à la sortie de la salle, il semblerait que je sois la seule à m’être préoccupé de ce message « subliminal ».
Woody, faut que je te dise, je crois que tu as réussi : tout le monde trouve ça normal !

Enfin, il n’en reste pas moins que le film est suffisamment léger pour nous distraire du quotidien parfois plombant de nos années 2000 et rien que pour ça, je peux dire que j’ai passé un bon moment.

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