Enishi – La bourse ou le maki

Quand quelqu’un qui a vécu la moitié de sa vie au Japon vous propose de découvrir un restaurant traditionnel Nippon, ça ne se refuse pas. Même si vous savez à l’avance que c’est loin d’être donné.

Ce soir là, nous sommes 4 à entrer chez Enishi. La salle est toute petite et déjà pleine. On note notre nom en nous proposant de revenir 1/2h plus tard. Ok, mission apéro !
1 ou 2 bières après, nous revoici face à la carte pas forcément très étoffée. J’apprécie cependant la possibilité de manger cru ou cuit, beaucoup d’établissements ayant fait le choix entre ramen et sushi…

J’opte pour un menu Niku Udon qui comprend une salade, un onigiri et un bouillon de nouilles au bœuf.
Mon binôme commande la même chose et nos comparses prennent le Tonkatsu (porc pané) et un assortiment de tempuras (légumes et crevettes en beignets). Nous sommes raisonnables, eux arrosent le tout au saké.

L’entrée arrive, fraîche et croustillante : un cœur de laitue recouvert de wakame (algue) et assaisonnée d’une sauce sucrée-salée. Il y a aussi une sous-tasse garnie de 2 makis saumon avocat et un onigiri nature (boulette de riz triangulaire entourée d’une algue nori) et de 2 tranches de daikon takuan (radis macéré dans le sel).

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Les makis et l’onigiri sont délicieux : d’une douceur absolue, ils fondent dans la bouche.
Le plat de résistance, lui, est un peu décevant. Tout d’abord le bol est tout petit et si les udons ont une texture impeccable, ni gluante ni trop ferme, le bouillon est assez pauvre en goût. À 16€ la soupe, c’est moyennement tolérable. Surtout quand on peut en manger une deux fois plus grosse chez Kintaro pour les 2/3 du prix !

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Alors c’est sûr le service est plus soigné, l’ambiance plus feutrée, les plats sont mieux présentés que dans une vulgaire cantine et c’est très agréable mais on en attend forcément davantage.

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photo-17K. se délecte pourtant de ses tempura et Y. a l’air de bien apprécier son Tonkatsu. Aurions-nous du choisir autre chose ? Je ne pense pas le savoir de si tôt, ma solde ne me permettant pas de tenter ce genre d’expérience fréquemment.

A savoir : les tarifs sont plus accessibles le midi (mais ce ne sont pas les salariés qui vont en profiter : il n’y a pas une entreprise à 5km à la ronde !)

Tant pis pour Enishi…

Enishi
67 rue Labat
75018 Paris
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