Le Hobbit – 2 pieds coupent faim

Alors cette première trilogie, elle finit comment ?
Ben ça c’est de la question pourrie : elle finit là où commence la deuxième !
Avec Tolkien, et accessoirement Peter Jackson, ce qui compte ce n’est pas la destination mais le chemin. Et le chemin est particulièrement semé d’embûches dans cet épisode… Dont celle pour le spectateur, de se souvenir de tous les personnages, de leur passé, de leur monde d’origine et de leurs inclinaisons.

The-Hobbit-An-Unexpected-Journey-Affiche-Bilbo

Une fois les wagons raccrochés, on embarque pour 2h20 de glissades, d’empoignades et autres bonds dans le vide.
Ça crie, ça bouge, ça se bastonne mais toujours dans des paysages à couper le souffle.

Ici comme dans les autres opus, la richesse et le pouvoir rendent fou. Même ceux dont on pensait l’âme pure (Thorin, roi des nains) cèdent aux sirènes plaquées or. Et lorsque le mot arrive aux oreilles des autres communautés, toutes se ruent vers la montagne si convoitée pour profiter de la disparition du dragon.

Parlons-en de Smaug. La scène d’ouverture où il déchaîne sa ire sur les pauvre petits humains du village flottant met tout de suite dans l’ambiance. On est immédiatement arraché à son quotidien, au métro emprunté pour rejoindre la salle, à celui qu’il faudra prendre à minuit pour rentrer. Et ça c’est de la magie !

Il y en a pour tous les goûts : Evangeline Lilly envoute le public masculin en même temps que Legolas et Kili, Orlando Bloom fait frémir les midinettes et Martin Freeman sourire les autres.

Ce que j’ai aimé en vrac : le chef des orques qui a la gueule d’un steak « comme au restaurant », la belle Tauriel amoureuse jusqu’au bout d’elle-même, Legolas parce qu’à chaque fois qu’on prononce son nom j’entends dégueulasse et que j’ai un humour basique, Bilbo et ses petites mimiques qui donnent envie de lui pincer les joues et de lui faire un gros câlin, les scènes de batailles où 2 perso assurent pouvoir liquider 100 adversaires peinards, le fait que plein de héros meurent à la fin, mon chéri qui s’est inventé un film intermédiaire entre les 2 trilogies, l’ambiance de Noël qui se dégage des films d’heroic fantasy.

Ce qui m’a moins plu : les effets spéciaux qui font trop jeu vidéo (HAhaha la remontée de l’escalator version elfique), le manque d’émotion pendant les batailles, le côté un peu redondant de l’exercice au bout de 6 épisodes, la queue d’une heure avant pour être sûre d’être bien placé et les gens qui poussent comme des bourins à l’ouverture de la salle.
Voilà pour mon avis.

Allez, joyeuses fêtes !

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