18th is the new 20th

Ah ben voilà, c’est ça qu’il me fallait pour être bien dans mon quartier tout excentré : un Chinatown à proximité ! Moi qui aurais voulu vivre à Belleville, je m’aperçois que j’habite à 2 arrêts du métro Marx Dormoy où l’on trouve un Paris Store et plein de grandes cantines, soit moins charmantes que dans le XXème, mais qui forment un nouveau territoire à découvrir. 

Si je ne connais pas le coin, éloigné de mes arrondissements de prédilection, mon cher et tendre, lui, s’oriente sans problème y ayant passé une partie de son enfance. Et pour notre deuxième incursion (pas de photos de la première, désolée), nous allons tenter une soupe Phnom Penh au New Thai San. Pas très logique après avoir fait les courses c’est vrai, mais il faut savoir se récompenser de temps en temps et puis, le plat coûte moins cher que n’importe quel sandwich fait à la maison !

L’ambiance est familiale : de grandes tablées avec parents, enfants, tantes, oncles, cousins etc.. mais pas bruyante ce qui est surprenant pour une salle qui a la taille d’un hall de gare (de province la gare quand même, pas Montparnasse). Quelques couples également, de potes surtout, des mecs célibataires (la flemme de cuisiner ?) Il ne faut pas venir ici pour la déco, c’est néons, beige, sommaire et impersonnel mais moi ça ne me gêne pas. Ce qui compte c’est que ce soit bon.

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Justement, voyons un peu cette soupe… De peur d’avoir encore faim, nous commandons aussi un assortiment de viandes à partager : porc et canard laqués. 
Un lait de soja pour rester sain et voilà. Maintenant il faut attendre patiemment. C’est le plus difficile pour moi. J’ai faim par anticipation.

Les bols arrivent vite. Le bouillon est bien clair. Un peu gras mais juste ce qu’il faut. Oups, nous nous sommes trompés dans la commande : je vois dans le fond des nouilles de blés quand il fallait prendre des vermicelles. Oh well, ça ne devrait pas avoir trop d’impact sur le goût !
Je plonge ma cuillère et constate que les saveurs sont en adéquation avec le visuel : le jus est léger, agréable, parfumé. Le porc laminé est bon, le jambon chinois aussi. En revanche, les fines tranches de bœuf sont très sèches. Elles ont sans doute été précuites et ont durci au contact du liquide brûlant. On dirait un peu la semelle de mes chaussures. Dommage ! 

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Le canard est sympa mais pour le coup, il lui manque un peu de cuisson à lui, ou plutôt de grillé. La peau est toute molle.
Le porc ressemble beaucoup à celui dégusté dans les rues de Singapour l’été dernier. Ma madeleine de Proust à moi…

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J’aime bien l’idée qu’ils ont eu de mélanger la hoisin avec du saté pour composer la sauce dans laquelle tremper les morceaux. La cacahuète neutralise le caramel et créé un chouette équilibre sucré-salé. 

Estomacs rassasiés, nous ne nous éternisons pas. L’addition est légère : moins de 25€. 
Une bonne adresse quand on a pas envie de de casser la tête.

Dernier détail avant que j’oublie… Le restaurant n’a de thaï que le nom : les propriétaires parlent le cambodgien.

New thai san
44 rue de Torcy
75018 Paris 

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