Saint Valentinspirés

À 17,50€ à volonté, le Café qui parle propose un brunch férocement compétitif. Pendant que certains fêtaient la Saint Valentin le 14, nous célébrions un anniversaire alors le 15 au matin présentait une bonne occasion de faire une grasse mat’ et de cumuler breakfast and lunch.

À 13h30, nous constatons que nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée ! Il y a une certaine file devant le 24 rue Caulaincourt. Le roulement se fait en douceur et nous sommes installés en une 20aine de minutes. On nous explique le principe : une assiette au choix par personne entre fromage et charcuterie (mixte possible) puis en self-service viennoiseries, thé, café, chocolat, jus d’orange, fromage blanc, salade diverses, céréales et oeufs brouillés

Attention morphales ! Nous voici embarqués dans un premier round contre le buffet. 2 verres de vitamines, un croissant et un pain au chocolat chacun plus (tiens surprise !) un morceau de 4/4.
Nos assiettes mixtes sont livrées à domicile en un clin d’œil.
Il n’y a déjà plus de place sur notre table. Et comme pour avoir un accès facile à l’intérieur, nous avons choisi de manger sur de hauts tabourets et que le sol est en pente, je glisse sur mon siège et doit faire bien attention pour ne pas que tout valdingue à chaque instant.

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Première remarque : à l’œil, la charcut a l’air bas de gamme. Mortadelle, chorizo et rosette sont bien ronds, exactement comme ils le sont dans les paquets sous vide de leader price. Le fromage tout pareil : tranches d’emmental et de cheddar spécial sandwich. Seul le petit morceau de brie (pas sur la photo, premier mangé) a l’air « authentique ».
Deuxième point : le pain, pas terrible. Pas atroce non plus pour de l’industriel mais un peu sec et trop lisse pour être honnête !
Bon, ça se laisse manger.

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La chocolatine (les tenanciers doivent être Bordelais) est correcte, le croissant aussi surtout trempé dans le thé. La salade de pâtes est bonne, bien assaisonnée mais je lui préfère les crevettes-pommes de terre dont la sauce inspirée d’une gravelax me plait davantage. Mmmmm l’aneth ! Même au réveil, j’en mangerais des bols entiers ! Je craignais la consistance des crustacés (au rabais, ils sont souvent mous) ; ils sont étonnamment craquants.
Les œufs brouillés ne méritent pas vraiment qu’on les mentionne. Ils sont beaux, bien jaunes mais râpent le palais. Ils doivent sûrement leur surcuisson au fait qu’ils sont maintenus au chaud dans une marmite. Toute la crème rajoutée ne suffit pas à les adoucir.

Le service est égal à l’accueil : sympa. Les filles derrière le bar renseignent avec le sourire même si on leur pose la même question à longueur de temps, on nous demande si tout va bien. Impeccable. Comme il ne fait pas froid on a même pu rester jusque là en terrasse ! Ce n’est peut-être pas le Pérou mais c’est honnête pour le prix annoncé.

En face, Gontrand Charrier n’a pas beaucoup de succès : seuls 2 japonais mangent un gâteau en vitrine et ce n’est pas moi qui vais les envier : je ne vois pas du tout ce qu’on trouve aux pâtisseries (ni aux sandwichs d’ailleurs) de cet échevelé !

Le buffet est presque vide et nous presque pleins – le principe des vases communiquants – c’est l’heure de se faire un bon ciné. En route pour l’avant-première d’American Snipper !

Le Café qui parle
24 rue Caulaincourt
75018 Paris

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