En avant les histoires !

Peu importe le jour, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, il y a toujours la queue devant Naritake Kotteri Ramen. C’est intrigant d’autant plus que la devanture ressemble à un playmobil ! Énormes lettres orange sur fond marron, on se croirait revenu dans les années 70. 

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Il est temps de voir de quoi il retourne. Nous intégrons la file sur le trottoir. Il semblerait que le restaurant n’est pas très grand…

Nous sommes assez rapidement à l’intérieur. Ah oui voilà, je comprends mieux ! La cuisine est plus spacieuse que la salle !! Dans un premier carré sont réunis 2 cuistots et une petite main qui s’occupe des découpes et de préparer les fonds. L’espace n’est délimité que par un muret et la vitre qui donne sur l’extérieur si bien que, de tout côté, on peut regarder le chef hydrater les nouilles dans de petits paniers qu’il met à bouillir ou verser des tasses d’eau brûlante sur le sol pour nettoyer la graisse. 

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L’attente est longue mais le spectacle fait passer le temps. Ce qui est peu agréable en revanche c’est que nous patientons debout à quelques centimètres seulement de ceux qui dînent au comptoir… Personnellement, je n’aimerais pas avoir quelqu’un dans le dos pendant que je mange ! 

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Dans le deuxième carré comme au bar, les gens attablés ont l’air de connaisseurs. Quelques jeunes filles alternent une baguettée avec un regard sur l’écran de leur smartphone rempli d’idéogrammes. 

Nous finissons par nous asseoir après avoir commandé une base miso (il est aussi possible de choisir soja non fermenté) au porc fumé avec une proportion de gras « normale ». Sur les murs, est indiqué que le client peut demander à délayer son bouillon s’il le trouve trop fort. Étrange mais noté. 

Les bols arrivent, énormes. Ça sent très bon ! L’aspect est bien différent des ramens que je suis habituée à déguster chez Higuma (la Champon, une valeur sûre) ou chez Kintaro (aaaah la Mabo). La soupe semble épaisse et la viande sur le dessus est marbrée de tronçons. Serait-ce de l’andouillette ?

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C’est par là que je commence à goûter. C’est délicieux. Coupées finement comme à la mandoline, les tranches fondent littéralement sur ma langue. Une grande cuillère de bouillon suit. Je prends le temps de distinguer les saveurs. C’est puissant !
Le petit problème c’est qu’à la fin de la gorgée, tout ce qu’il reste c’est le sel. Une deuxième tentative confirme ma première impression : c’est vraiment ultra salé. Je tente d’atténuer cette sensation en buvant beaucoup d’eau et en ingurgitant un maximum d’oignon mais cela me gêne profondément.
Je crois qu’est venu le moment de se référer au panneau sur le mur !

Mon compagnon est bien d’accord et passablement écœuré par la densité du bouillon. On nous apporte un pichet de jus fumant quasi transparent. Nous partageons cette substance providentielle en remarquant qu’une nappe d’huile flotte à la surface. 

Nos bols sont à nouveau pleins ! C’est nettement mieux ainsi mais il est certain que je ne viendrai pas à bout du breuvage. Mon estomac est déjà très très lourd. Pourtant, j’ai à peine avalé le tiers du contenu ! Je termine la viande qu’il serait dommage de perdre et je m’avoue vaincue.
A côté de nous, deux jeunes femmes rendent leurs bols presque vides. Je suis impressionnée par leur minceur qui me paraît bien incompatible avec ce genre de nourriture…

Les serveurs nous débarrasse, pas perturbés par ce que nous laissons. Ils doivent avoir l’habitude !

Nous sortons en nous demandant s’il s’agit de la recette originale ou si le chef, qui goûte régulièrement, a le palais en acier trempé.

A noter qu’il me faudra 3 longs jours pour digérer ce ramen et que mon acolyte a carrément été malade.
Y a pas à dire, nos estomacs ne sont pas coutumiers de tout ce gras. Nous aventurerons-nous à essayer la base soja une prochaine fois ? Pas tout de suite en tout cas, mais on est pas à l’abri d’un coup de tête !!

Naritake Kotteri Ramen
31 rue des Petits Champs
75002 Paris

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