Le tour des institutions

Le bobun de Dong Huong, le canard de la Chine Massena, il ne me manquait qu’une carte pour former la famille des « classiques » : la soupe du Pho 14. Le truc c’est qu’en habitant dans le 18ème, c’est pas tout à fait la porte à téco !
La motivation nous vient au moment où nous nous asseyons au Petit Cambodge Un certain nombre de changements de métro plus tard…

Il est à peine 20h et quelques personnes attendent déjà. Nous aurons un (tout petit) bout de terrasse.
En ouvrant le menu, nous sommes surpris du nombre de plats : le choix n’est pas très vaste. Dommage pour P. qui avait envie de rouleaux de printemps, ils ne sont pas au programme. Alors ce sera soupe pour tout le monde.

Les plats fumants arrivent. On dirait qu’il y a une taille standard pour le pho : les bols ont les mêmes dimensions où que vous alliez !

Je remarque immédiatement la couleur du bouillon, identique à celle de chez Dong Huong : un brun assez prononcé. La viande a été déposée crue, parfait ! Les boulettes elles, ne sont pas normées. Elles sont plus petites et moins rondes qu’ailleurs. Certaines doivent être décollées à la force des baguettes. Ca fait moins « fait à la chaîne », ça me plait.

Pho 14

J’apprécie également la présence de piments dans l’assiette de garniture. Avec le citron, ils amènent selon moi une vraie fraicheur au plat.
Allez, 3 tronçons pleins de graines agrémenteront le mien !

Le bouillon est très agréable. Pas trop gras, léger et parfumé. Mon premier morceau de boeuf est un peu sec mais les autres tranches sont coupées plus épaisses et s’avèrent très tendres, savoureuses.

Devant l’établissement, la queue s’allonge.
Je ne vais pas vous faire un roman. Après tout, il ne s’agit que d’un pho (auxquels je n’ai jamais rien trouvé d’extraordinaire soit dit en passant) et d’un rapide repas parce que nous n’avons rien dans le frigo.
Nous cédons donc notre place fortement convoitée à l’extérieur, rassasiés et soudainement touchés par la flemme.

Le retour à la maison prend du temps et sur le trajet mon estomac fait un sacré boucan. On dirait un siphon engorgé !
Je ne tarde pas à comprendre que quelque chose cloche… Pressentiment confirmé : à peine arrivée, je suis bien bien malade. Trop de piment ? Mauvaise qualité de l’eau, lait de coco du 3 couleurs dépassé ou petit manque d’hygiène ?
Je ne sais pas mais toujours est-il que P. est lui aussi malade le lendemain…

Ca arrive mais ce n’est pas très bon signe. La prochaine fois, je suivrai les conseils des copains et tenterai Song Huong (décidément), la maison d’à côté.

Pho 14
129 avenue de Choisy
75013 Paris

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