Il est libre Max

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On ne peut pas dire que j’étais enchantée à l’idée de me taper 2 heures de Mad Max. Mais c’est là la beauté des abonnements de cinéma : on n’hésite pas à accompagner ceux qui veulent voir des navets puisque pour 20€ mensuels on peut aller voir autant de films qu’on a d’heures disponibles. Sachant aussi qu’on aurait de l’espace à l’ugc Ciné cité Paris 19, je me disais qu’au pire, je me ferais un bon petit somme.

Les bandes-annonces prenaient fin quand nous sommes arrivés mais, comme d’habitude, aucun problème pour trouver une excellente place dans l’immense salle 23.
Dès les premières minutes, le ton est donné : on va bouffer du désert et de la course-poursuite. C’est pas comme si j’étais pas au courant, j’ai vu le 3ème volet (Au delà du dôme de tonnerre, avec Tina Turner) quand j’étais gamine. Je n’en ai pas beaucoup de souvenirs (trop petite) hormis le fait que c’était violent, sablonneux et caréné.

Pas moyen donc de dire si cette version 2015 fait écho à la première. J’ai également la chance de ne pas avoir l’empreinte de Mel Gibson en tête ce qui me permet de laisser Tom Hardy faire son job sans comparer indéfiniment son jeu à celui de son prédécesseur.

Pas de présentations inutiles, on arrive tout de suite dans un monde post-apocalyptique, une cité où les habitants miséreux et difformes sont à la solde d’un grand manitou lui aussi bien amoché et quelque peu belliqueux. Zéro info sur ce qui s’est produit avant ni sur le fonctionnement détaillé de l’univers. A nous de comprendre au fur et à mesure, de nous appuyer sur les petits repères qu’on met à notre disposition.

La mission de Furiosa alias Charlize Theron est elle aussi vite engagée : il faut aller chercher de l’essence et des armes pour ravitailler la citadelle. Une sorte de rallye des gazelles mais où seraient embarqués des passagers clandestins car la miss a décidé de jouer les héroïnes féministes en sauvant de l’atroce souverain ses « pondeuses ».
Une horde de cinglés se lance à leurs trousses et nous voilà partis pour un long trip sous LSD.

La première demie-heure, je trouve ça plutôt drôle ! Spécialement le guitariste attaché en proue d’un camion digne des meilleurs chars de la gay pride mais façon Orange Mécanique. J’ai un peu de mal à avoir de l’empathie pour les personnages qui sont si endurcis qu’on croirait des robots.
Puis, doucement, je me laisse endormir le cerveau par les effets spéciaux qui ont dû coûter une blinde et qui me trainent malgré moi dans cette ambiance sèche et malsaine. C’est d’ailleurs ce que je retiens du film : ce sentiment de saleté au propre (même pas fait exprès) comme au figuré qui me reste encore 48h plus tard.

La dernière demie-heure, je suis carrément tombée dans le panneau. Ce que je trouvais redondant au début devient plus exaltant. Le rythme s’accélère vers un dénouement prévisible mais encore un peu plus sanglant. Tom a sa troisième ligne de texte, Zoë Kravitz le même regard que dans Divergente, j’ai du sable plein les cheveux et du son plein les oreilles.

Le générique arrive détaillant le nombre impressionnant de membres des différentes équipes de tournage, en Australie, en Afrique du Sud et, surprise le nom du réalisateur : George Miller !! Absolument pas renseignée sur le film, je ne savais même pas que cette mouture provenait du même réalisateur que celles de 79, de 81 et de 85 !

On lui pardonne les sorcières d’eastwick et Babe parce qu’à 70 ans, le mec il a sacrément la patate !

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