Cette semaine au cinéma

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Oscillant entre flash backs et flash forwards, Hill of freedom est un film qui prend son temps.
D’ailleurs Mori, le personnage principal, lit un essai dont la thèse est que le temps ne serait qu’un cadre mental autour duquel notre cerveau s’est formé, mais que nous n’avons pas à vivre sa dictature.

Mori est en attente (il revient chercher la femme qu’il aime) mais pas sur pause.
Dans l’intervalle qui le sépare de ce qu’il souhaite, il vit. Il fait des rencontres simples qui se produisent de façon naturelle, des relations éphémères qui semblent anodines mais qui prennent un sens profond, créent un lien réel et intense. 

Il suffit d’avoir voyagé seul – avec un petit budget – pour comprendre les moments qu’il passe. La lenteur à laquelle s’égrènent les heures quand on ne planifie pas ses journées, qu’on est pas là pour visiter site touristique après site touristique et qu’on expérimente juste une tranche de vie, ailleurs.

1h04 en apesanteur entre mélancolie et contemplation… Avec le plaisir d’entendre parler tour à tour Coréen, Anglais et Japonais. 

Et si c’était comme ça qu’on arrêtait le temps ?

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