Well, a Big Mac’s a Big Mac, but they call it LE Big-Mac

Quand on sonde le groupe Wanted bonsplans sur Facebook pour savoir qui fait le meilleur burger à Paris, PNY revient 3 fois sur 4. Il fallait aller vérifier…

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Nous avons opté pour celui de la rue du faubourg Saint-Denis où nous avions déjà fait une tentative infructueuse. Cette fois aussi, il y a foule. Nous patientons devant le restaurant où sont difficilement entassées 4 petites tables. Cela ne devrait pas prendre trop de temps dixit la serveuse.
Effectivement, on nous invite 10-15mn plus tard à nous faufiler (ventre rentré et bras le long du corps) pour prendre place sur la « terrasse ».

Menu en mains, je découvre la recette spéciale (le François) élaborée par François Simon. Je dois dire que la nouvelle fait son petit effet. Un critique culinaire qui appose son nom à côté de celui d’un restaurant, c’est suffisamment rare pour qu’on le remarque. Et encore davantage quand il ne s’agit pas de haute gastronomie.

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Ceci-dit, le cocktail d’ingrédients ne me motive pas plus que ça. Je m’en tiendrai au Morning California. J’aurai aussi l’occasion de goûter le Return of The Cowboy. Les prix m’interpellent (hey! toi là, regarde-moi regarde-moi) : 10 à 12€ pour un burger, ca me semble bon marché. C’était sans compter les frites à 3,40€ ! Jolie entourloupe de la part des concepteurs de la carte…

La commande passée, il n’y a pas grand chose à faire excepté attendre et j’avoue que j’ai trouvé le temps long. On est si près des voisins qu’on ne peut pas échapper à leurs conversations. D’autant qu’à ma droite, 2 jeunes hommes se font un plaisir de faire savoir à tout le monde qu’ils sont musicos et qu’ils connaissent la terre entière !

A force de name-dropping, les plats finissent par arriver. C’est assez bien présenté dans des assiettes vintage. On constate tout de suite que l’accompagnement est généreux, le sandwich a une bonne tête. Voyons maintenant ce qu’il vaut.
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Ah ben il va déjà falloir que je parvienne à l’attraper : je suis contrainte de le chasser, la fameuse assiette en fer vieilli se faisant la malle sur la table en métal. Deuxième brillante idée des propriétaires : l’assiette creuse, bien connue pour être la plus appropriée pour couper ! Ou quand l’esthétique prend le pas sur le pratique…

Mais passons au produit. J’aime bien l’idée de l’avocat sur le steak encore que côté diététique c’est jackpot sur les lipides. La viande est bonne, saignante comme je l’ai demandée. Traitez-moi d’ignare mais la précision de provenance « Le Ponclet » n’avait aucun sens pour moi. Je sais désormais qu’il s’agit d’une ferme située à Ponclet Izella (Finistère) où les vaches sont nourries à l’herbe toute l’année. +1 point pour ça. Rien à signaler pour les frites, ni fantastiques ni médiocres. La sauce secrète, en revanche, pourrait l’être un peu moins à mon goût.

Beignets d’oignon, poitrine fumée et sauce BBQ donnent un peu plus de saveur à celui de mon acolyte. C’est bien connu, tout est meilleur roulé dans du bacon !
Cachée derrière un bosquet avec ma fourchette et mon couteau, je vérifie le sens du vent pour surprendre la bête. Elle ne m’a pas senti approcher. Je parviens à prélever une autre bouchée de mon sandwich. Quelque chose me dérange… C’est tout à fait personnel mais je trouve le pain trop brioché. Beurré, sucré, gonflé, il s’assortirait mieux d’une custard ou d’une crème anglaise que de salade et de cheddar. Cela ne semble gêner que moi en tout cas.

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Je préfère le pain viennois trempé dans le chocolat

Alors pour conclure, je dirais que PNY ne mérite pas la place de leader qu’on semble lui attribuer, mes favoris restant Big Fernand, Rose Bakery et le Ruisseau, mais c’est un bon gars : honnête et droit. 

PNY
50, rue du Faubourg Saint-Denis
Paris 75010

Mais aussi :
PNY Marais
1, rue Perrée
Paris 75003

PNY Oberkampf
96 rue Oberkampf
Paris 75011

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