Marché noir… de monde

Alors cette deuxième édition du street food market à Belleville me direz-vous ? Et vous aurez raison de me le demander ! En ce moment je teste plus les transports que les restaus ce qui explique la fréquence lamentable de mes articles. 

Pour ne pas vous laisser sur votre faim, je commencerai par vous parler de la foule hallucinante qu’a attiré l’événement. Soit, les allées étaient à la base bien étroites mais dès 18h30, un flot de curieux et autres gastronomes impressionnant faisait exploser la capacité d’accueil. Difficile de circuler pour jeter un œil aux différentes options (j’ai examiné beaucoup plus de crânes que de plats) et quasiment mission impossible pour trouver une place où poser son fessier et déguster tranquille.
Comment ne pas en tirer la conclusion que les Parisiens rêvent d’avoir eux aussi un marché de nuit permanent ?

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Je vous entends déjà : « ok, y avait du monde mais on y mange quoi à ton truc ? » 

C’est peut-être là que le bât blesse…
Pour être franche, j’ai été un peu déçue. Si j’encourage vivement l’initiative, je voterais clairement pour un élargissement de l’offre. En effet, la variété des cuisines n’est pas aussi grande que je l’aurais espéré (ou que le suggérait le programme).
J’ai regretté de devoir me contenter de plusieurs variations sur le même thème. 3 stands dédiés à L’Amérique du Sud (est-elle vraiment réputée pour sa gastronomie ?), 2 indiens + 1 étal d’inspiration fortement similaire, un vietnamien, une minuscule station proposant des brochettes coréennes à des prix totalement déraisonnables et un Nord-Africain.
Sauf erreur de ma part, l’école de Thierry Marx qui était annoncée, n’a pas présenté ses talents. Je n’ai pas non plus le souvenir d’avoir vu les tourtes de My Pie, les pâtes et focaccia de la Dispensa ou les scotch eggs et fish fingers de Rosemary… Mais peut-être est-ce du à l’encombrement… 

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Parlons maintenant de qualité. Nous étions 3 compères en goguette et avons donc pu échantillonner la cuisine de plusieurs stands. Pour être précis, 2 empanadas chez Unico, un bol végétarien chez Le Bichât et un curry de poulet chez Shandika. 
Résultats des courses (un comble pour un marché) : eh ben c’est pas fameux fameux hein ! D’abord 6€ pour deux chaussons de 5x3cm c’est (attention euphémisme) un peu léger. D’autant que la pâte n’était pas d’une délicatesse fantastique et la farce loin d’être inoubliable.

Le plat végétarien, recommandé par un couple assis à notre table, se résume en un « pfffffffffff » !
Je réitère mon éternelle question : que les gens peuvent-ils bien manger chez eux pour apprécier de telles textures et de tels goûts ? Tout était pâteux. Des lentilles archi-cuites au riz agglutiné en passant par les rondelles de courgette, un vrai bloubiboulga. Certes parsemé de coriandre, ciboulette et graines de sésame mais un bloubiboulga quand même !

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Le curry enfin, acceptable mais vraiment pas transcendant, nettement moins bon qu’une barquette de Marks & Spencer.

Ca ne m’empêchera pas d’y retourner voir si d’autres audacieux plus appliqués ont rejoint l’aventure. Il faut laisser aux organisateurs le temps d’analyser les retombées des premières éditions, de remédier aux éventuels problèmes et de développer le concept dans le bon sens.

Si vous avez la flemme de lire l’intégralité de ce post, voici le contenu en bref :

Ce que j’ai aimé : les tables à partager propices aux discussions impromptues et sur lesquelles on a scotché d’immenses sacs poubelle pour limiter les détritus. La lieu facilement accessible, idéal pour une telle manifestation.

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Ce qui m’a moins plu : un petit manque d’originalité de l’offre, des plats qui sont seulement partiellement préparés sur place. 

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