On est bien chez nous

222 jours que je n’ai rien posté. Je sais, c’est long. En temps internet, c’est comme si j’avais disparu de la surface de la terre… Ce qui n’est pas tout à fait faux…
Plusieurs raisons à mon absence dont une qui a touché Paris de plein fouet et m’a donné envie de vivre en dehors de la toile, de voir les gens au lieu de les appeler, de leur écrire ou de toujours repousser à plus tard la prochaine occasion de se marrer ensemble.
Bref, je suis là aujourd’hui et je vais vous parler d’un lieu où j’ai partagé un de ces bons moments.

C’est un apéro prolongé en terrasse (et si, on y va toujours !) qui est à l’origine de la décision de dîner chez A Nosté. En effet, à 22h dans le quartier de la bourse, les cantines ont déjà toutes nettoyé leur poêlons alors que rue du 4 septembre, on entend encore trinquer les convives de ce chouette restaurant. C’est aussi l’expertise de la grande M, redoutable gourmet, qui nous y a conduit car elle fréquente l’établissement régulièrement avec son acolyte (qui se reconnaîtra).

J’aime tout de suite les grandes tables en bois et les tapas à partager qui s’accordent parfaitement avec l’état d’esprit dont je parle plus haut. Enfin ça, c’est pour le rez-de-chaussée car à l’étage le service et l’ambiance sont plus traditionnels.
M. me dit que l’homme derrière les fourneaux est un ancien candidat à l’un des concours de cuisine télévisés. Un coup d’œil sur Google et je prends note du nom de l’intéressé : Julien Duboué, top chef Edition 2014 – pas une de celles que j’ai regardées.
Je suis toujours curieuse de voir ce que deviennent ces compétiteurs, dont certains talentueux, notamment quand ils marchent dans les pas de mon forever chouchou Pierre-Sang.

La commande se note en toute autonomie sur une planchette. M me conseille les incontournables : bouchées de salade landaise et croustillants de polenta au maïs bio et magret fumé. Nous goûterons également au tartare de thon à l’hawaïenne et au velouté de petits pois à la française.
La salade nous est servie en premier et en bouchées. Pffff c’est pas possible ! Qu’est-ce qu’elle raconte ? Marmonnez-vous… Eh bien si : sous forme de makis ! Une bonne idée pour s’assurer du bon mélange des ingrédients. Ça ne vous énerve pas vous, les cœurs de palmier ou le maïs qui restent au fond du saladier ?
La taille est parfaite : pas besoin de cacher votre gourmandise avec une serviette, votre bouche n’est pas déformée, votre rouge à lèvres est toujours en place. C’est frais à souhait et ce morceau de viande au centre est absolument délicieux. On en s’en délecterait volontiers davantage (la portion est de 5 unités).

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Nous laissons refroidir un peu les croustillants qui sont arrivés dans leur mini panier à frire. Curiosité quand tu nous tiens ! Quitte à me brûler la langue, j’ai trop envie de savoir comment c’est dedans !
Allez je compte une minute dans ma tête et je me lance. 57… 58… 59… Désolée interruption de la conversation. Mes papilles sont en liesse, mon palais en extase. Que n’ai-je connu ce concentré de bonheur plus tôt ?!

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Le croquant cède sous la dent et coule une lave chaude, légèrement granuleuse et divinement parfumée. Comment peuvent-ils bien paner et frire quelque chose de liquide ? La garniture est nécessairement sous forme de pâte ou alors congelée. Je chasse cette dernière pensée de mon esprit et réfrène l’irrésistible envie d’enchaîner immédiatement sur un deuxième. Il faut se tenir, tu es bien élevée, tu n’es pas un goinfre – c’est le mantra que je me répète pour résister.

Portons plutôt notre attention sur le tartare de thon qui respire la fraîcheur avec sa ciboulette hachée. J’approuve en mon fort intérieur l’usage des noix de cajou dont j’adore parsemer n’importe quel plat. Je suis sûre qu’elles feront une belle alliance avec le poisson cru.
Miam ça sent bien la citronnelle ! Un tout petit peu relevés par de très fines tranches d’oignon (cebette ?), un soupçon de sauce soja et aromatisés par une lichette d’huile de sésame, les dés fondent sur la langue.
Pour l’instant c’est un sans faute.

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Voyons le breuvage mousseux qui attend tranquillement son tour. Ok il est bien. Rien d’original, juste bon. Vu le niveau du reste, je n’ai pas grand chose à redire.
Total du repas : 39€ pour 2. C’est clairement dans la fourchette haute du budget que je m’autorise à consacrer au restau… Ce qui ne m’empêchera probablement pas de revenir.
Je quitte les lieux avec la carte bien au chaud dans ma poche.

A. Noste
6 bis rue du 4 septembre
75002 Paris

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